Centre Interdisciplinaire de Recherche sur l'Afrique et le Moyen-Orient

Expliquer le maintien de l’autoritarisme au Soudan par le bas

 

Le jeudi 15 mars 2018 11h45 à 13h

 

Anne-Laure Mahé est Docteure en science politique et chercheuse au sein du Centre d’Études et de Recherches Internationales à l’Université de Montréal (CÉRIUM), où elle coordonne les activités et recherches liées à l’Afrique. Ses travaux se focalisent sur le fonctionnement des régimes autoritaires et les liens entre leur longévité et les politiques de développement. Elle s’intéresse en particulier aux discours et pratiques qui questionnent la distinction entre démocratie et autoritarisme.

 

Résumé de la présentation : Les crises économiques et les échecs en matière de développement sont souvent vus comme des vecteurs de démocratisation, fragilisant des régimes autoritaires qui se maintiennent grâce à des stratégies coûteuses telles que la cooptation et la répression. Le cas du Soudan, dont le   régime actuel a été mis en place en 1989, démontre cependant que les autocrates sont capables de conserver le pouvoir malgré des revers répétés dans la mise en place de leur propre agenda économique.

Cette présentation se propose d’expliquer ce phénomène en s’attachant au niveau micro, qui permet de conceptualiser le développement comme un ensemble de pratiques et de discours concrets. À partir d’une enquête de terrain menée au Soudan, l’analyse se focalise sur une politique de développement participatif mise en place dans la province du Nord Kordofan.    Elle met en évidence comment celle-ci opère comme un espace où les mécanismes de contrôle, de routinisation et de normalisation du pouvoir autoritaires sont façonnés, reproduits, mais aussi négociés.

Salle 3470, Pavillon Charles De Koninck, Université Laval

Les enjeux en matière d’accès à l’éducation et de droits à l’éducation en Afrique de l’Ouest francophone

Le mardi 13 mars 2018

La conférence est animée par Abdoulaye Anne, Professeur au département des fondements et pratiques en éducation  et membre du Centre interdisciplinaire de recherche sur l’Afrique et le Moyen-Orient (CIRAM).

Sociologue de l’éducation intéressé par les enjeux de qualité et de pertinence de l’éducation, Abdoulaye Anne est professeur adjoint au Département des fondements et pratiques en éducation à la faculté des sciences de l’éducation de l’Université Laval. Il a un grand intérêt pour l’analyse comparée des politiques qui organisent le champ éducatif ainsi que des pratiques qui les traduisent. Les recherches actuelles de M. Anne portent sur (1) la question du sens des politiques de décentralisation de l’éducation pour les acteurs, (2) celle de la place de l’innovation et de l’implication des parties prenantes de l’éducation dans la conception des politiques éducatives et (3) celle des aspects cognitifs liés à la réussite de la mise en œuvre des politiques éducatives.

Horaire :        12 h 15 à 13h30

Endroit :       Salle Jean-Chapdelaine, 1er étage, 525 Boulevard René-Lévesque E, Ville de Québec, QC G1R 5R9

 

La présentation vise à faire un état des lieux de l’éducation de base en Afrique de l’Ouest francophone et des enjeux auxquels les pays de la région font face dans ce domaine. Le conférencier y expose un certain nombre de données sur la situation tirées des derniers rapports d’organismes intervenant dans le domaine. Il rappelle, par la suite, quelques grands défis qui se posent encore aux pays de la zone et analyse quelques initiatives développées pour les relever. La présentation se termine par un échange avec le public sur les avenues envisageables pour améliorer les interventions des autorités étatiques, mais aussi celles de tiers acteurs (experts techniques, bailleurs financiers et société civile) appuyant les États en vue de trouver les solutions durables aux problèmes persistants du secteur.

Inscription à formation@mri.gouv.qc.ca

Affiche de l’activité

Séminaire axe 5 : “Approches de lutte contre l’appropriation illégale des connaissances traditionnelles associées aux ressources génétiques dans l’ère post-Nagoya”

Lorsque des entreprises ou centres de recherche s’inspirent des savoirs traditionnels des peuples autochtones ou des communautés locales concernant les vertus de plantes ou d’animaux, pour fabriquer de nouveaux produits pharmaceutiques, alimentaires ou cosmétiques, et qu’ils n’en partagent pas les bénéfices commerciaux avec ces peuples autochtones ou communautés locales, on dit qu’il y a « biopiraterie ».

Le 12 octobre 2014, le Protocole de Nagoya sur l’accès aux ressources génétiques et le partage juste et équitable des avantages qui découlent de leur utilisation est entré en vigueur. Son article 5(5) pose le principe du partage juste et équitable des fruits de l’innovation avec les peuples ou communautés locales, du fait de l’utilisation de leurs savoirs traditionnels ; et de ce fait, permet de lutter contre la biopiraterie.

Les États qui adhèrent à ce Protocole doivent adopter des lois qui obligent ces entreprises et centres de recherche à partager, de manière juste et équitable, avec ces peuples et ces communautés, les bénéfices de toute nature qu’ils retirent de l’utilisation et de la commercialisation de ces nouveaux produits sur lesquels ils obtiennent des brevets.

L’entrée en vigueur récente du Protocole ainsi que des lois nationales que certains États ont adoptées pour le mettre en œuvre, explique que peu de retours d’expérience aient fait l’objet d’études et de discussions scientifiques.

La présente table ronde, organisée par le CIRAM, vise justement à réunir, autour de la même table, deux experts reconnus sur cette question : Thomas Burelli, professeur adjoint à la faculté de droit de l’Université d’Ottawa exposera quelques cas de biopiraterie et leurs caractéristiques, et Joseph Djemba Kandjo, avocat au Barreau de Kinshassa-Gombe et Doctorant en droit international à l’Université de Montréal, qui interviendra sur le potentiel du droit pénal international de l’environnement pour lutter contre la biopiraterie.

La table-ronde sera modérée par Dimitri Pag-yendu Yentcharé, Doctorant à la Faculté de droit de l’Université Laval, sous la direction du Professeur Georges Azzaria et de la Professeure Sophie Lavallée, membre du CIRAM.

“Les femmes noires dans le monde : échanges et discussions dans le cadre de la journée internationale de la femme”

“Les femmes noires dans le monde : échanges et discussions dans le cadre de la journée internationale de la femme”

Atelier de Sylvia Serbin

Vendredi 2 mars 2018, 11h-12h15 

Université Laval, Pavillon Charles De Koninck, Salle 5325

Journaliste et historienne franco afro antillaise, Mme Sylvia Serbin s’est partagée entre l’Afrique où elle née et a vécu une trentaine d’années, et Paris où se sont déroulées ses études universitaires et une partie de sa carrière professionnelle. Première journaliste noire à radio France à Paris dans les années 1970, elle a également travaillé dans la communication en entreprise et pour des organisations internationales.

Auteure de séries historiques pour la radio et la presse écrite, elle a collaboré à différentes productions de l’UNESCO : l’encyclopédie « Histoire générale de l’Afrique », un programme d’e-learning sur des figures féminines de l’histoire de l’Afrique, ainsi que la publication « Femmes africaines, Panafricanisme et renaissance africaine ».

Elle est aussi l’auteure d’un essai historique « Reines d’Afrique et héroïnes de la diaspora noire » qui trace 22 portraits de femmes qui ont joué un rôle marquant dans l’histoire de l’Afrique et de sa diaspora, de l’Antiquité jusqu’au début du 20e siècle.

Elle prépare actuellement un nouvel ouvrage sur les résistances féminines dans l’histoire de l’Afrique et de la diaspora noire.

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Conséquences positives et négatives des interventions des puissances extérieures dans la guerre en Syrie

Mercredi 28 Février 2018, 11h30-13h30

La Syrie connait depuis plus de six ans une guerre civile d’une rare violence et qui a fait des centaines de milliers de morts et des millions de déplacés, en plus de la destruction totale d’une grande partie du pays. Des forces et puissances régionales et internationales ont été très tôt impliquées dans ce conflit sans en rendre pour autant l’issue plus proche ou certaine. C’est à cette question des interventions extérieures que le professeur Jean-Pierre Derriennic s’attaquera dans son intervention pour en déceler les aspects négatifs et positifs.

Jean-Pierre DERRIENNIC Professeur adjoint au département de science politique de l’université Laval, Jean-Pierre Derriennic à élaborer des cours et à diriger des séminaires sur des sujets très variés. Il aborde, entre autres, les relations internationales et les développements politiques de la guerre, les problématiques et stratégies reliées à la paix, la violence et les conflits au Moyen-Orient, en Europe et en Afrique. Parmi ses écrits, deux de ses ouvrages servent de manuels d’introduction aux sciences politiques dans plusieurs universités. Il s’agit du volume Le Moyen-Orient au XXe siècle, réédité chez Armand Colin à Paris, et de l’ouvrage intitulé Les guerres civiles, publié en 2001.

Université Laval Pavillon Charles De Koninck, Salle 3244

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Partis politiques, élections et vote : regards croisés entre l’Afrique et le Monde arabe

Partis politiques, élections et vote : regards croisés entre l’Afrique et le Monde arabe

Atelier scientifique du Ciram aux HEI

Alors que les partis politiques sont salués pour leur contribution dans les transitions opérées en Europe de l’Est et d’Amérique du Sud, ils sont disqualifiés dans le cas des États subsahariens et du monde arabe. Les transitions démocratiques dans ces pays n’ont quasiment pas été travaillées sous l’angle des partis politiques et des élections, pourtant d’ordinaire considérés comme centraux dans la mise en place des démocraties libérales et représentatives.

Cet atelier ré-ouvre cette question en montrant combien la comparaison entre l’Afrique et le monde arabe peut s’avérer heuristique en considérant les logiques d’offre et de demande, les technologies électorales et les trajectoires dynastiques dans les deux espaces observés.

L’atelier se donnera en anglais.

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