Centre Interdisciplinaire de Recherche sur l'Afrique et le Moyen-Orient

Les défis de la recherche en période de crise pandémique

9h00-9h15: Retour sur la parution du dossier paru dans Recherches qualitatives

“Faire du terrain au Moyen-Orient et en Afrique: pratiques de recherches, défis et limites, vol. 39, no.1, printemps 2020 et introduction de la table-ronde par Pietro Marzo et Muriel Gomez-Perez.

9h15-9h30: Ghaliya Nadjat Djelloul, Chercheure associée au Centre interdisciplinaire d’Études de l’Islam dans le monde contemporain, Université de Louvain, Belgique:

Modalités de production de l’espace et de recherche: rétrospection sur une expérience de terrain à Alger

Lors de mon ethnographie menée à Alger entre 2014 et 2016, j’ai fait l’expérience d’un confinement dans l’espace domestique en raison de mes modalités particulières d’entrée sur le terrain. Cette situation m’amena à porter mon attention sur les conditions sociales de l’accessibilité et de l’appropriation des espaces d’un point de vue genré, et à décider d’enquêter sur la « motilité » des femmes. A l’heure où notre mobilité spatiale fait l’objet de restrictions en raison des conditions sanitaires, la question de l’accès au terrain mais également de la construction d’espaces numériques est au centre de nos préoccupations. Je souhaiterais lors de cette présentation partir de mon expérience à Alger pour évoquer les questionnements que cette recherche m’a apprise sur les modalités de production de l’espace, et de la nécessaire adaptation et ajustement des objets et modalités de recherche dans ce contexte.

9h30-9h45: Alessandra BONCI, Science politique, Université Laval:

Écrire une thèse en contexte de pandémie : le terrain possible

Cette communication a comme objectif de raconter mon expérience de terrain dans le contexte pandémique pendant l’année 2020 à Tunis. Je suis actuellement en rédaction de thèse et j’ai travaillé pendant deux ans de terrain à Tunis pour enquêter sur l’engagement politiques des femmes pieuses et radicales au sein des associations coraniques. Faire du terrain à l’heure de la pandémie a été un défi mais il m’a aussi permis d’explorer des nouvelles façons de m’approcher à mes sujets. Skype et Fb sont devenus mes moyens privilégiés de rencontre et malgré mes peurs, ça n’a pas empêché une communication profonde et enrichissante.

9h45-10h00 : Bertin Yameogo, Histoire, Université Laval:

 Lorsque l’enquête de terrain s’invite à distance : défis, stratégies et limites d’une étude sur les femmes entrepreneures au Burkina Faso en contexte pandémique

 Cette communication entend interroger les enjeux d’un terrain de recherche dans un contexte pandémique qui portent sur les femmes entrepreneures au Burkina Faso. Après avoir soulevé plusieurs défis – l’accès au terrain de recherche et la collecte des données écrites – liés à la mise en place de la situation « d’urgence sanitaire » à cause de la maladie à coronavirus (COVID-19), l’auteur revient sur l’adoption des choix méthodologiques pour mener son étude. Ce faisant, il évoque les réajustements portant sur le changement de la chronologie de l’étude, pour donner suite à l’incapacité de consulter les archives dans les bibliothèques ; et la mise en place d’une plateforme numérique pour rejoindre les femmes entrepreneures, sachant que pendant ce contexte pandémique, les femmes entrepreneures sont plus visibles dans les réseaux sociaux. Il revient en particulier sur les limites de cette étude au vu des enjeux socialement et politiquement sensibles auquel il doit faire face en préservant une éthique de la recherche.

10h00-10h30: Discussions

 10h30-10h45: Pause

 10h45-11h00: Kodjo Atasse Dovene Koulete, Communication publique, Université  Laval:

 Au plus près du milieu radiophonique communautaire du Togo en période de Covid-19. Le nécessaire recours à la pragmatique et à l’inventivité

Il a toujours été bien incommode pour tout chercheur de se rendre au plus près du public de la radio communautaire africaine pour moult raisons. Non seulement la caractérisation de ce public n’a pas toujours été pertinente à cause de la logique du paradigme dominant qui prévalait lors de leur installation (Hedebro, 1979; (Melkote et Steeves, 2001;  Lenoble-Bart et al. 2008) mais plus encore, parce que l’usage prépondérant des langues locales, la rareté des institutions de sondage et la nature éparse de ce public rebutent (Tudesq, 2008). Notre communication partage l’expérience du chercheur qui brave les limites suscitées et présente un ensemble de décisions adaptatives et des stratégies d’inventivité utilisées alors que la Covid-19 s’est invitée au moment de la collecte effectuée auprès de trois radios communautaires togolaises entre mars et juin 2020. 

11h-11h15: Josiane NGO MAYACK, Consultante, Evidence for Sustainable Human Development Systems in Africa (EVIHDAF), Cameroun:

Collecter des données en contexte de COVID-19

 Le chercheur en sciences sociales doit prendre des précautions avant et pendant la collecte des données afin de garantir leur qualité. La crise sanitaire actuelle liée à la COVID-19 l’oblige à adopter des précautions supplémentaires, pour se protéger, préserver aussi bien les enquêteurs (s’il y recourt) que les potentiels enquêtés du risque de contamination. En nous appuyant sur l’expérience de l’étude en cours sur le système de surveillance du paludisme au Cameroun, la communication se focalise sur la prise en compte dans la stratégie de recueil des informations, des mesures barrières contre la COVID-19 en vigueur dans le pays. Il s’agit d’examiner, à partir de notre contribution à la réalisation de cette étude, comment le chercheur et les équipes de collecte des données se déploient sur un terrain où on observe actuellement un relâchement des comportements préventifs. La réflexion menée invite à une discussion sur la démarche d’enquête en cette période de crise sanitaire

11h15-11h30: Komlan Gblokpor-Koffi, Sciences de l’éducation, Université Laval:

Écrire une thèse en contexte de pandémie : lorsqu’une communauté virtuelle brise notre solitude

 Cette communication a pour but de partager mon expérience de recherche dans un contexte pandémique. Doctorant en rédaction de ma thèse, j’analyse les facteurs d’insertion professionnelle des diplômés de deux universités (publique et privée) dans mon pays d’origine le Togo, en Afrique de l’Ouest, à l’heure de la réforme éducative LMD. Même si le choix de mes outils de collecte de données en ligne semble mieux adapté à mon terrain de recherche et que le contexte des restrictions sanitaires semble propice pour l’écriture,  leurs réalisations n’ont pas été un long fleuve tranquille. Ce fut un exercice stimulant qui nécessitait, pour ma part, beaucoup de motivations. Les échanges virtuels informels avec mes pairs et formels avec ma direction de recherche ont été des espaces de ressourcements importants pour l’atteinte de mes objectifs personnels de recherche.

 

11h30-12h00: Discussions

12h00-12h30: Conclusion

 

Le soulèvement populaire au Liban : un an après !

Date : jeudi 5 novembre2020

Heure : 12h-15h

Lieu : A distance, par Zoom : https://us02web.zoom.us/j/7383101669

Mot d’ouverture :

Prof. Francesco Cavatorta, Directeur du Ciram, Université Laval

Aux origines de la crise libanaise

Prof. Carine Lahoud, Université Saint-Joseph, Beyrouth

Les interférences étrangères au Liban
Prof. Salam Kawakibi, Directeur du CAREP, Paris

Facteur religieux et crise institutionnelle et politique au Liban
Dre. Sylvana Albaba Douaihy, Université de Sherbrooke

Le changement au Liban est-il voué à l’échec ?
Nour Assafiri, Université Laval

(suite…)

Enjeux fonciers, privatisation de la violence et État contesté en Afrique de l’ouest (Mali, Burkina Faso et Côte d’Ivoire)

Date : Mercredi 5 février 2020

Heure : 11h30-13h

Lieu : 7160 Pavillon Charles De Koninck

Animatrice : Muriel Gomez-Perez, Professeure titulaire au département de sciences historiques, Université Laval

Communicants :

Nicolas Hubert, doctorant en science politique à l’Université d’Ottawa
Maxime Ricard, doctorant en science politique à l’UQAM
Edoardo Baldaro, chercheur post doctoral en relations internationales au département des sciences humaines et sociales de l’Université de Naples ‘L’Orientale’ (Naples, Italie)

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Approches comparées des élections présidentielles 2018 au Cameroun et en République Démocratique du Congo

Date : jeudi 08 novembre 2018

Heure : 11h à 13h30

Présentateurs :

Cameroun :
-Steve Tiwa Fomekong (Etudiant au doctorat, Faculté de droit): « Brèves réflexions sur le contentieux des élections présidentielles du 7 octobre 2018 au Cameroun »
-Christian Djoko (Etudiant au doctorat, Faculté de Philosophie): « L’invisibilisation des femmes en politique lors des présidentielles de 2018 ».
-Séraphin Balla (Stagiare postdoctoral) : « Le poids des religieux dans la campagne et les élections au Cameroun »

RDC :

– Rosie Kasongo (Étudiante au 1er cycle en science politique, Faculté des Sciences Sociales): « 2016-2018: trajectoires historiques des élections en RDC »

Vincent Mutambudi (Étudiant au doctorat, Faculté de Théologie) : « Quid des élections crédibles et apaisées en RDC »

Gaston Mumbere (Étudiant au doctorat, Faculté de Théologie)  : « Voiler l’exploitation ou espérer malgré tout. Le cas des élections en R. D. Congo »

(suite…)

Les défis de la résolution des conflits au Mali

Mardi 10 avril 2018 09h à 11h

Le Projet Mali, intitulé « Stabiliser le Mali : les défis de la résolution des conflits », vise la production d’une analyse scientifique rigoureuse du conflit malien qui permettra, notamment, à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) de réaliser son mandat de stabilisation et de mise en oeuvre des Accords de paix. Par l’entremise d’une analyse pointue de la situation et des possibilités d’action, et grâce à une approche multidisciplinaire et une variété de méthodes qualitatives et quantitatives, l’initiative vise à établir les liens et les relations entre les variables multiples. Ainsi, le Projet Mali permettra de développer une compréhension accrue et détaillée du conflit et des possibilités pour la paix afin d’appuyer les efforts de paix maliens et d’améliorer les réponses, interventions et capacités de stabilisation, de gestion et de résolution du conflit des partenaires internationaux engagés au Mali.

 

Participant.e.s :

  • Bruno Charbonneau, Professeur de science politique, Université La Laurentienne et Directeur du Centre FrancoPaix, Chaire Raoul Dandurand, UQAM
  • Marie Brossier, Professeure de science politique, Université Laval
  • Aurélie Campana, Professeure de science politique, Université Laval
  • Maïmounatou Altini Yattara, Étudiante au doctorat en développement rural intégré, FSAA
  • Steve Martial Tiwa Fomekong, Doctorant en droit international, Université de Laval

 

Salle 5325, Pavillon Charles De Koninck, Université Laval

Voir l’Affiche de l’activité